Dans l’univers exigeant du café de spécialité, chaque détail compte. Depuis mon titre, on me pose souvent la même question lors des talks et interventions :
« Quelles sont les trois erreurs à éviter absolument en compétition ? »
Que vous participiez à un compétition de café : barista, latte art, cupping, roasting, brewing ou autre, certaines erreurs reviennent systématiquement. Et après des années de préparation, d’entraînement et de participation, ce sont ces trois-là qui font vraiment la différence.
1. Rester dans son coin : une erreur stratégique en compétition
Dans un championnat, on pourrait croire qu’il faut se couper du monde : rester concentré, protéger ses techniques, éviter les distractions.
En réalité, s’isoler revient à se priver d’un avantage énorme.
Les compétitions de café sont des lieux d’apprentissage :
- observer les méthodes des autres,
- écouter un conseil technique,
- échanger une vision,
- comprendre une autre manière de travailler.
L’univers du café s’est construit sur la transmission et la tradition.
Fermer les portes, c’est perdre une richesse essentielle.
Ouvrir les yeux et les oreilles, c’est déjà progresser.
2. Sous-estimer le stress : la pression peut tout faire basculer
Le stress est l’un des adversaires les plus redoutés en championnat de café.
Il peut modifier la gestuelle, accélérer les décisions, brouiller les priorités.
Depuis ma première compétition, j’ai compris que la préparation mentale est aussi importante que la technique :
- respiration et contrôle du rythme,
- visualisation des étapes clés,
- routines d’ancrage avant de passer,
- gestion des imprévus.
En compétition, il ne s’agit pas seulement de faire ce que vous savez déjà faire, mais de rester lucide quand tout s’intensifie.
La pression n’est pas un ennemi si on sait dialoguer avec elle.
3. L’entêtement : croire que tout se déroulera comme à l’entraînement
En compétition, rien ne se déroule exactement comme prévu :
- une machine qui réagit différemment,
- une eau plus chaude ou plus froide,
- une ambiance plus humide,
- un café plus dense,
- un temps plus serré,
- un environnement bruyant…
Penser que vos entraînements vont se reproduire à l’identique est un piège.
Le jour J, il faut savoir observer, s’adapter et parfois improviser, avec méthode, calme et instinct.
Les grands compétiteurs ne sont pas ceux qui cherchent à tout contrôler, mais ceux qui savent pivoter en un instant.
Ce que la compétition de café m’a réellement appris
Avec les années, une conviction s’est imposée :
Performer en championnat, c’est trouver l’équilibre entre expérience, discipline, ouverture et instinct.
Chaque compétition remet les compteurs à zéro.
Peu importe votre niveau, le jour J vous oblige à rester humble, précis et ancré dans le moment.
C’est ce mélange de tradition, d’exigence et de dépassement qui fait la beauté de l’univers du café.
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L’échange fait partie de l’ADN du café, et on avance toujours plus vite côte à côte que seul dans son coin.
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